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La prostitution 2.0 est un marché en pleine expansion que savent faire fructifier des plateformes de services en ligne, en dehors de toute réglementation. Un rapport publié ce samedi 17 mai 2025 par l’ONG Fairwork et l’Oxford internet Institute documente les conséquences de ce « business » sur les « créateurs de contenu sexuel » (75 % des personnes qui louent leurs services en ligne sont des femmes). Exploitation économique, harcèlement et violences font partie du quotidien de ces travailleurs du sexe coincés dans une prostitution 2.0.
Depuis la crise Covid, l’offre de sexe à distance est en pleine croissance. Plus de deux millions de « créateurs de contenus » étaient présents en 2024 sur Onlyfans, contre 348 000 en 2019, selon les chiffres communiqués par Fenix, propriétaire du site. Au côté de ce mastodonte, d’autres marques moins connues aux noms évocateurs font leur place : Adultwork, qui se présente comme le eBay du sexe, Streamates ou Chaturbate.
À l’image de leurs homologues dans les secteurs légaux de la livraison ou de la location de service ou de prêt de main-d’œuvre, ces plateformes appâtent les travailleurs indépendants en leur promettant une large autonomie pour mener leurs activités. À ces derniers de gérer leurs prestations directement avec leurs clients voyeurs. Leur espace dédié, loué à la plateforme, permet aux spectateurs d’échanger, d’interagir avec la personne qui se filme, et d’aller plus loin en demandant des services personnalisés « à la demande ». Mais cette impression de liberté est un écran de fumée que dissipe le rapport, basé sur 80 entretiens menés entre 2023 et 2024 dans 14 pays.
Une exploitation numérique
Celui-ci décrit une « impunité des plateformes », qui fixent leurs règles selon leurs propres intérêts économiques. « Les plateformes se font de l’argent sur le dos des créatrices de contenu. OnlyFans prend 25 % de commission sur les transactions », décrivait Vex Ashley, utilisatrice depuis 2018, lors de la présentation du rapport. Idem pour Streamates qui impose jusqu’à 70 % de commissions. La société au logo bleu a engrangé près de 205 millions d’euros de revenus en Europe en 2024.
Derrière les écrans, les travailleurs sont précaires. Le rapport donne l’exemple de Charlie, une cam model sur Chaturbate, qui se rémunère à hauteur de 8 euros de l’heure en ligne. Les salaires dépendent de « l’attractivité » des modèles et de leur capacité
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